Premièrement, si nous commencions cet article par une définition de l’optimiste. Selon Catherine Testa, auteure de l’ouvrage  » Osez l’optimisme«  c’est « celui qui accepte le caractère temporaire des situations et se focalise sur l’avenir… posant un filtre positif et bienveillant sur la vie. »

Pourquoi retient-on toujours le négatif ?

Est-ce utile de rappeler que notre cerveau entretient un biais cognitif… et c’est toujours celui de la négativité ?
Par essence, nous retiendrons toujours la phrase de notre interlocuteur que l’on perçoit comme négative dans un échange d’une heure ; ou encore la tristesse ressentie lorsqu’on a laissé son enfant partir à l’école masqué, en oubliant déjà son rire de la veille…
Nous avons tendance à davantage focaliser notre attention sur le manque plutôt que sur l’abondance, de ce que nous avons… aussi et déjà. C’est humain, et c’est ok.

Et surtout, ceci s’explique pour de bonnes raisons, notamment celle de servir un instinct primitif de survie, permettant la réponse aux stimuli nerveux dans un milieu hostile, depuis l’époque Préhistorique… Mais voilà, le monde d’avant n’est plus. Et la probabilité de se faire dévorer par une bête sauvage est infime, voire anecdotique.

Est-ce que nous pouvons librement choisir d’être optimiste ?

Par analogie, la crise générale que nous traversons actuellement nous renvoie à nos blessures d’âmes les plus profondes, à nos peurs les plus intimes telles que celle de la mort (et de la maladie) et angoisses associées (sentiment d’insécurité, instabilité nerveuse, stress incontrôlable, phobies etc.)
Lorsqu’on observe le comportement des personnes qui nous entourent : celui-ci illustre souvent leur manière de fonctionner et d’aborder la vie au sens large, avec un niveau de résistance plus ou moins élevé.

Ainsi, il est résolument plus facile de se laisser happer par les sirènes du désespoir que par les lueurs de l’optimisme, en oubliant les ressources que nous avons en chacun de nous. Accessibles et gratuites, celles-ci résident dans le pouvoir puissant d’orienter nos pensées et nos vibrations (en assumant le fait que nous soyons tous des êtres d’énergie).
Ce pouvoir s’étend au delà de la maxime « le positif attire le positif », c’est une posture, que nous choisissons délibérément d’adopter (ou non) face aux situations que la vie nous propose d’expérimenter.

Ceci, selon la loi universelle de la polarité, où nous ne pouvons connaître une chose grâce à la présence de son contraire ; puisque sans ombre, pas de lumière.

En résumé, l’appréciation d’une situation comme positive ou négative dépend de là où nous plaçons notre curseur. Nous avons donc la liberté de l’orienter, comme nous le souhaitons.

Enfin, si on place au cœur d’une équipe de travail aujourd’hui, il est complexe d’ajuster le curseur de chacun dans la même direction vers un objectif commun.
L’enjeu réside donc dans l’entrainement de notre mental à poser notre attention sur le positif, pour faire sens collectivement.

C’est pourquoi, et si nous commençons dès aujourd’hui à tourner notre regard vers ce qui s’ouvre plutôt que ce qui se ferme, le confinement nous offre le formidable espace pour cet entrainement !

Comment s’entraîner à orienter ses pensées et devenir plus optimiste ?

Voici donc 5 exercices pratiques et faciles à mettre en place pour s’aider. En équipe, au travail, en famille, en couple :

1 : Le bocal des bonnes actions !

  • Mettre à disposition de l’équipe un bocal avec des petits papiers prédécoupés.
  • Inviter les participants à faire l’exercice d’écrire en 1 phrase : une bonne action OU une chose positive retenue dans leur journée OU une remarque positive à l’égard d’un collègue et le déposer dans le bocal (les mains désinfectées)
  • À effectuer par chaque membre de l’équipe individuellement, tous les jours travaillés sur minimum 30 jours.
    À distance : les partager dans un document drive partagé.

A Noël, autour d’un repas de famille ou d’entreprise déconfiné (nous l’espérons et le vibrons fort en ce sens) : tirer au hasard quelques papiers, se remémorer les bonnes actions et se féliciter !

2 : Affichez des solutions !

À chaque problème une solution. Plus ou moins satisfaisante, plus ou moins pérenne parfois, mais où l’équipe ou un membre de celle-ci a réussi à apporter une réponse au problème (technique, managérial, relationnel etc.)

  • Chaque semaine, sélectionner un problème et expliciter la solution trouvée, individuellement ou collectivement.
  • Écrire en 2 phrases la solution apportée, et la réussite engendrée.
  • L’afficher dans l’espace de travail (bureau, chez soi).

3 : Fêter ses succès !

  • Inviter périodiquement (tous les mois par exemple) les membres de l’équipe à faire part d’une situation personnelle ou professionnelle dans laquelle celui-ci est heureux et fier de la façon dont il a atteint son objectif. Il n’y a pas de petite ou de grande victoire.
    Pour s’encourager et s’inspirer mutuellement, à mettre en place comme un rituel.

Pour garder le cap et la motivation, en des temps incertains, rien de tel que de célébrer ses succès collectivement. Cela permet de rayonner sa joie sur les autres et ça fait du bien !

4 : Aménagez un espace ressource !

  • Chez soi, aménager un espace voire une pièce si cela est faisable, pour recharger ses batteries d’optimisme.
  • Choisir une couleur, des objets (bougies, pierres, souvenirs de voyage, tableaux, fauteuil etc.) et des livres et contenus qui nous rappellent des moments et sensations agréables.
  • S’exercer à ne pratiquer dans cet espace que des activités qui sont source d’énergie positive : lecture, film, repos, méditation, exercice de respiration, dessin, appel à un ami etc.
  • Venir régulièrement se recharger dans cet espace, avec un objectif d’une fois par semaine pour commencer, puis une fois par jour, par exemple.

C’est rassurant d’avoir accès librement à cette bulle, où nous pouvons choisir ce que nous y déposons, consommons, lisons etc. C’’est le lieu d’entrainement idéal pour l’optimiste qui sommeille en chacun.

5 : Ne pas oublier ses clés

Quand le mental n’en fait qu’à sa tête, il est capable de nous emmener loin, et où bon lui semble. C’est facile, il a été programmé pour cela : créer des problèmes, trouver des solutions, sans relâche.

Comme pour des sportifs professionnels, dans le cadre de compétition, le résultat obtenu ne dépend pas uniquement de leur capacité à gérer leur stress, sur un moment donné. Ce sont les fruits d’entrainements réguliers, d’une constance dans l‘effort fourni, d’un travail sur la résistance, de visualisation dans la réussite.

Ainsi, vous pourrez passer par différents paliers (et c’est tant mieux #Trusttheprocess !) pour devenir plus optimiste.
Transformer sa réalité ne peut se faire en 1 journée, ou même en 1 mois c’est un processus. Faites lui confiance. Petit à petit, chemin faisant, vous apprendrez à devenir plus optimiste…
… jusqu’à ne même plus vous poser la question quotidienne «  Ai-je bien pris mes clés ? » : Vous les porterez en vous.

Bons entrainements !
Avec tout mon optimisme, 


Mathilde Corgnet.

Sources 

Ouvrages :

Osez l’optimisme, de Catherine Testa
Demandez et vous recevrez, d’Esther et Jerry Hicks
Le fabuleux pouvoir des émotions, d’Esther et Herry Hicks
Les antisèches du bonheur, de Jonathan Lehmann
Brain Rules, de John Medina
Podcasts :
Episode #147, rester optimiste en ces temps de crise – Ouichangemavie
Episode #141 Fabrice Midal, rester serein quand tout s’effondre -Métamorphose
Episode spécial Covi19, avec Angelo Foley thérapeute et créateur de #Balancetapeur – L’Aléa
Coaching personnel avec Anne Cazaubon