Gérer ses réseaux sociaux en solo comme un pro : 5 leçons.

Loin de moi l’idée de prétendre avoir des leçons à donner ; puisqu’il y a mille vérités, je partage celles qui m’ont aidée à mieux appréhender et gérer l’utilisation de mes réseaux sociaux, que ce soit aussi bien au niveau personnel qu’au niveau professionnel.

Le 3 juillet 1990.
Je suis née avec Internet, j’ai grandi dans une ère digitalisée, été le cobaye de Facebook (lancé en 2004) et passé des heures derrière mon ordinateur à me sentir « connectée ».
Pendant mes études, j’ai appris toutes les théories relatives aux différentes stratégies pour développer des outils de communication digitaux performants.

J’ai étudié « le marché de la digitalisation » à travers de grands cas d’école : ces grandes marques internationales, pour le compte desquelles nous rêvions tous de travailler, à la sortie de notre Master de marketing et communication* ; avant de rapidement comprendre qu’il nous faudrait déjà nous battre corps et âme, pour obtenir un stage.
* IAE Lyon.

Je n’ai pas tout de suite mesuré l’impact d’une phrase maladroite balancée dans la gueule de la « twittosphère » ; mais j’ai assisté, horrifiée, aux premiers cas de cyber harcèlement et aux dégâts désastreux que pouvaient provoquer les dires de « haters » acharnés, sur l’estime de soi ou la notoriété d’une marque ; et inversement.

En 2010, Instagram a envahi nos « smartphones » (pour ne pas dire nos Iphones). Puis se sont doucement propagés les « bad buzz », « les placements de produits », « les codes promos », les filtres (rigolos ou totalement ridicules) de chat, de chien ou encore de lapin sur Snapchat (2011) ; jusqu’à inonder nos feeds, simples vitrines d’algorithmes incontrôlables.

Le 8 novembre 2016, je suis tombée de ma chaise quand j’ai vu Donald nous rire au nez ; non moins content de sa petite affaire avec Cambridge Analytica *: ou comment acheter des données personnelles aux géants du Net, s’en servir pour influencer des « indécis » … et gagner une élection, non par conviction mais par manipulation.
> À propos de manipulation sur les réseaux sociaux, je vous invite à écouter le podcast Vlan épisode #68 Les gilets jaunes et l’usage sombre des réseaux sociaux.
* selon l’article : Comment Trump a manipulé l’Amérique, Le Monde, 2018.

En 2018, j’ai suivi le flow, en délaissant Facebook pour Instagram, mon réseau social préféré, celui que je partage avec 150 millions d’autres utilisateurs, partout dans le monde.*
A titre personnel, j’ai épié vos stories, suivi des influenceurs iconiques, parfois vraiment détesté les #fitgirls, et rencontré tout un tas d’amis « virtuels » parfois plus intrusifs dans mon quotidien que mes amis réels.
*selon une étude, blog du modérateur, 2018

Mais…
j’ai également découvert des comptes inspirants ;  développé de nouvelles compétences ; lu beaucoup de choses intéressantes ; aiguisé mon sens critique, et de fait, assumé mes choix d’être ou de ne pas être sur tel ou tel réseau social ou plateforme de partage, en toute conscience.

À titre professionnel :
j’ai surtout compris que ce qui est vrai un jour, peut-être faux demain ; que les tendances sont aussi volatiles que des oiseaux découvrant leurs ailes ; qu’on peut passer de leader à follower en un swipe ; que dans une société en perpétuelle mutation, il faut des fondations solides et une grande capacité d’adaptation – ou de différenciation – pour exister, voire sortir du lot, mais surtout pour durer.

MA LEÇON 1 : Les valeurs d’un projet, comme d’une personne, sont le socle solide auquel se rattacher en cas de tempête.
> Définir clairement les valeurs d’un projet permet de garder un cap, une ligne de conduite intime avec vous-même. Et ceci est toujours valable sur vos réseaux sociaux :
Qu’avez-vous envie d’exposer ? Comment souhaitez-vous vous y prendre ?  Vos actions sont-elles cohérentes avec les valeurs de votre projet ?

Viennent ensuite les questions du Pourquoi, et au service de quels objectifs.

Passionnée par les « phénomènes de société », je me suis plongée dans ces outils pour en comprendre les rouages mais surtout avoir la liberté de choisir où j’avais envie d’aller. J’ai alors décidé de m’intéresser aux  #reseauxsociauxhumains.

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Parce que mon utilisation personnelle est à l’image de mes convictions professionnelles (à quelques nuances près). En d’autres termes, je considère aujourd’hui qu’il faut remettre à leur place – c’est à dire celle qu’ils méritent – les réseaux sociaux, soit : un formidable outil de partage, de mise en relation, et par extension de promotion.

Comme le disait récemment Grégory Pouy, consultant et formateur « Dans un monde digitalisé, le numérique ne peut plus être un sujet à part ».* Il n’est donc plus question d’être présent ou non, mais de (re)définir les actions à mettre en place sur vos réseaux sociaux, en fonction de vos valeurs et objectifs personnels.
* selon l’article : Les 5 défis stratégiques des marques, Gregory Pouy, 2019.

MA LEÇON 2 : Il est inutile d’être omniprésent.
Le secret c’est d’être consistant sur les réseaux sociaux préalablement sélectionnés en fonction de vos appétences, intérêts et de vos cibles.
> Alimenter un compte, créer du contenu, est chronophage. Avec la multiplication des plateformes, il est désormais quasi impossible – et à mon sens inutile – d’être actif sur chacune de celle-ci.
Vous détestez Snapchat ? Pourquoi vous forcer à faire des vidéos sur ce support ? Sauf si vous avez déterminé au préalable que votre cible utilise majoritairement ce canal – et dans ce cas, vous vous remettrez en question – trouvez une plateforme qui vous corresponde davantage.
Malgré une formation, vous êtes plus à l’aise pour prospecter sur Instagram que sur LinkedIn ? Et alors ? Si vous pensez être plus percutant et mieux maîtriser un réseau social plus qu’un autre, vous avez tout à y gagner.

À terme, la plupart choisira de totalement déléguer la gestion de ses réseaux sociaux (je suis totalement contre et je vous expliquerai pourquoi – dans un prochain article -), mais si vous souhaitez les gérer en solo, commencez déjà par être honnête avec vous-même : si trouver la légende de votre photo vous prend 3x plus de temps que d’écrire un mail de prospection béton, laissez tomber et cherchez d’autres solutions.

Bien évidemment, certains réseaux semblent incontournables pour certains secteurs d’activité : c’est là que tout se passe, et pour l’instant c’est la règle du jeu. Pas de souci, adaptez-vous, faites des compromis. Ok pour celui-ci mais tant pis pour celui-là.

MA LEÇON 3 : Choisissez vos combats.
Vous êtes seul (ou peu nombreux) et vous n’avez pas le temps, les capacités et l’énergie, d’être sur tous les fronts.
> À part si vous êtes une agence de social media, le but est de rester concentrés sur ce que vous maitrisez : votre cœur d’activité.
Ce qui m’amène à…

MA LEÇON 4 : Remettez-vous en question.
Répondez régulièrement à ces questions simples mais essentielles.
– Pourquoi je suis sur ce réseau social ?
– Quel est le but de ce compte ?
– Est-ce que cette utilisation me satisfait, me procure des bienfaits moraux ou financiers (à moi ou à mon activité) ?
– Ai-je besoin d’aide et de soutien dans la gestion de ceux-ci ?

Enfin, plus concrètement, vous trouverez beaucoup d’information et d’articles sur les secrets de réussite de comptes ; ou comment avoir (acheter) plus de followers ; avoir un joli feed Instagram ; travailler son contenu ; poster automatiquement ; se servir de 1000 applications de retouches et j’en passe…

Et pour ceux qui me demanderont, j’utilise moi-même certains de ces outils, mais toujours au service de mes objectifs stratégiques.
Comme tout outil, il est important d’en connaître le mode d’emploi, et de s’en servir à bon escient. C’est là, que le soutien d’un expert (consultant) intervient : non pas pour gérer ceux-ci à votre place, mais bel et bien pour définir avec vous les règles de votre propre utilisation.

MA LEÇON 5 : Restez authentique.
La plus simple mais la plus importante de toutes. Dans un monde où l’on aime nous coller des étiquettes, au sein de communautés aux codes bien établis ;  il semblerait toujours devoir montrer le meilleur de soi-même, de sa boite, de sa vie. Accordez-vous d’avoir le choix d’être vous-même : unique et différencié.
Ne suivez pas les tendances, pour les suivre, mais uniquement si celles si vont dans le même sens que vous. Vous êtes l’acteur de votre image.
Un article intéressant, pour aller plus loin : Faut-il quitter les réseaux sociaux ? – 18,01- Frenchweb

En espérant que cet article ouvrira la piste de quelques réflexions…
À bientôt !

 

Make it count. Make it happen.
MC.

2019-01-21T17:53:47+00:00

2 Comments

  1. Reymond Bertrand 22 janvier 2019 at 23 h 24 min - Reply

    Bonjour,

    J’ai lu attentivement ton site, je tenais à te féliciter simplement, bonne continuation.

    Amicalement Beber.

Leave A Comment